Le Besoin de Purgez

Urge to Purge image

Être propre n’est plus suffisant: le nouveau chemin de la piété est bordée de paniers en osier et consacré à une vie sans encombrement.

Je regardais une de ces émissions récemment où la femme est une ramasseuse et le mari en est l’instrument et la maison est un panneau publicitaire pour la vie tas de ferraille. Ensuite, l’équipe 911 du Désordre arrive, ce qui est toujours un segment gratifiant, parce qu’il y a un bon flic et un mauvais flic, et le bon flic fait l’écoute attentive, et le méchant flic devient le criminel parce qu’il a jeté les pots de mayos vides.

Il m’arrive d’être une fan de émissions invasions de domicile, donc je ne suis pas en position de juger ceux qui ont bien voulu se soumettre à une flagellation télévisé. Pourtant, chaque fois qu’ils y sont, je ne peux pas m’empêcher de me demander qui sont ces gens? Et pourquoi suis-je tellement accro à les regarder?

J’ai mes théories, que je vais vous exposez dans un instant, mais d’abord, quelques mots sur le caractère massif de cette tendance du désencombrement. Historiquement parlant, le mot lui-même est relativement nouveau dans le lexique. Jusqu’à ce que nous ayons commencé à psychanalyser le processus, déchirant la maison en pièce et en donnant des boîtes aux bonnes œuvres, ceci s’appelait » nettoyage du printemps. » Appelez ça comme vous voulez, le phénomène est là pour rester. Outre les émissions, magazines, sites Web et les blogs sur la façon de vous simplifier la vie, et la quantité interminable de paniers, poubelles et boîtes nécessaires pour vivre en ordre alphabétique, il y a la gestion de l’encombrement, des cours et des groupes de soutien au désencombrement, et des librairies remplies de volumes sur la façon de jeter ces trucs . Il y a des organisateurs professionnels et – je ne plaisante pas – des exercices de visualisation et des routines de respiration profonde pour conquérir l’envie de s’accrocher à vos affaires. Il y a même dans le rétablissement du désordre des insectes.

Je ne sais pas, quand la lutte contre le tiroir fourre-tout a commencé à exiger de s’inscrire à un programme en 12 étapes, ou l’accumulation de trop nombreux petits sacs (Baggies) est devenu une faute morale, mais je pense que cela a quelque chose à voir avec le fait que nous vivons dans une culture de dépendance à la consommation mais encore terrifiée de l’indulgence. En plus d’avoir le besoin incessant d’auto-amélioration, et ce n’est pas si difficile de voir pourquoi tant d’entre nous se sentent obligés de mettre notre maison au régime, ou d’embaucher un entraîneur du désordre pour la fouetter jusqu’à la forme.

Je ne suis pas une ramasseuse psychopathe. J’ai eu une fois un sous-sol qui exigeait une intervention, mais même à mon plus bas, je n’ai jamais ressenti le besoin d’embaucher un professionnel pour m’aider à lâcher prise. Ce qui m’intéresse le plus, c’est l’idée de le devenir. En fait, si ce petit truc de rédaction ne fonctionne pas, je considèrerai que conseillère du désordre comme seconde carrière.

Pour une écrivaine, être une conseillère du désordre semble être le travail idéal. Contrairement à l’écriture, il offre une gratification immédiate, il vous sort de la maison, et il vous donne «carte blanche» des gens autour de vous; pour être le patron ceci ressemble à une partie de plaisir, surtout après plusieurs années de solitudes laborieuses. Plus important encore, après avoir réduit ma vie pour tenir confortablement dans un casier de rangement, je pense que j’ai de la crédibilité.

En anticipant ma nouvelle carrière, j’ai décidé d’aller naviguer sur le Web à la recherche d’informations privilégiées que seul une conseillère du désordre saurait. J’ai cherché et cherché. Puis (sur http://www.flylady.com), j’ai trouvé les 27 aventures et on bouge.

Le 27 aventures et on bouge fonctionne comme ceci: vous prenez un sac à ordures. traverser la maison, et jeter 27 articles. Puis vous fermez le sac à ordures et lancer le. VOUS NE REGARDEZ PAS DEDANS! Si vous avez deux exemplaires d’un item, et vous en avez besoin que d’un seul, vous renoncer au moins désirable. Pendant que vous purgez, vous chantez «S’il vous plaît, Relâchez moi, Laissez moi partir» – du point de vue des choses.

Prochain arrêt : wwwclutterbug.net. Là, un organisateur  »joyeux et sans porter de jugement professionnel ici » a raconté une histoire sur la façon dont une de ses clientes lui a dit comment elle serait heureuse si elle pouvait se débarrasser de son fouillis, et l’organisateur a répondu : «Vous n’êtes pas obliger de le garder», et le client a dit, «Non?»

Là, j’étais totalement psychosé, car apparemment les gens sont prêts à payer pour ce conseil.

Je ne veux pas me moquer. Et bien, en fait, je le fais. Mais, ce n’est pas des ramasseurs extrêmes, dont je me moque, nombre d’entre eux me semblerait bien aise s’ils pouvaient utiliser quelques heures sur le divan allonger! C’est le sérieux au sujet de leurs «problèmes» et l’insistance pour les guérir. Après tout, nous parlons de nettoyage d’armoires ici.

Le besoin de contenir le désordre est maintenant si répandue – et perçu comme un manque de contrôle si moralement répréhensible – l’encombrement peut effectivement bloquer une carrière. Les psychologues organisationnels ont constaté que si vous avez un bureau en désordre, vous serez perçu comme un gestionnaire à temps lamentable et un penseur boueux, même si vous ne l’êtes pas. Une fois que vous êtes obligé de porter le M écarlate, la partie est terminée.

Ce qui m’inquiète le plus dans notre compulsion actuelle de punir l’imperfection, c’est que certaines personnes réellement prospère dans un certain chaos. Une fois, j’ai travaillé avec un éditeur alimentaire brillant, primé d’un magasine urbain dont le cubicule était légendaire pour ses livres chancelants, la tempête de paperasse ballottante et le téléphone enterré. Aujourd’hui, les gestionnaires auraient probablement exigé de lui une réhabilitation de désencombrement, mais revenons à aujourd’hui, il a été considéré comme un excentrique créatif, une impression qu’il donnait parce qu’il était exceptionnel à son travail. (Le Stratford Chefs School a récemment créé une bourse en son honneur.) Son bureau pouvait avoir l’air d’une zone sinistrée, mais son esprit était méticuleux, il savait exactement où tout trouver, et il avait le commandement à couper le souffle de la grammaire anglaise que j’ai jamais vu.

Dites cela à la police du Désordre!

Source : House & Home Magasine, Mars 2008, par Wendy Dennis, traduit par Anick Giroux.

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