Trop Chou! L’histoire des emballages de Noël!

Aujourd’hui, on ne pourrait imaginer donner ou recevoir un cadeau sans que celui-ci soit emballé. Mais saviez-vous qu’il n’en a pas toujours été ainsi?

C’est à la fin du XIXe siècle que l’on commence à trouver du papier d’emballage dans les magasins. En fait, les commerçants ont remarqué qu’il était plus facile de convaincre les consommateurs d’acheter des cadeaux si ces objets pouvaient être emballés dans de jolies boîtes décorées. Il faut toutefois du temps avant que l’usage d’emballer les cadeaux se généralise.

Les cadeaux et les jouets sont longtemps perçus comme des ornements du sapin, soit qu’ils sont suspendus aux branches, soit qu’ils entourent l’arbre. Cependant, petit à petit, le papier devient une composante du cadeau et une possibilité d’embellir encore plus la fête.

Au début, il est relativement simple : blanc, vert ou rouge, parfois orné de motifs traditionnels associés à Noël, par exemple des feuilles de houx. Durant les années 1920 et 1930, on trouve déjà sur le marché de véritables ensembles, avec étiquettes et rubans assortis au papier, lequel est maintenant orné de rayures ou de carreaux. Mais ce papier est encore réservé aux biens nantis. Avant l’invention du papier adhésif, en 1932, on utilise une gomme adhésive pour fermer les coins du paquet. Curieusement, durant les années de la dépression, on trouve à la fois du papier très ordinaire et du papier très coûteux, ce dernier étant peut-être utilisé, qui sait, pour emballer un cadeau trop modeste.

 

 

Quand j’étais petit, vers 1935, nos cadeaux n’étaient pas emballés. On se levait du lit pour découvrir les jouets en dessous de l’arbre, c’était comme une mise en scène. On trouvait ça tellement beau de voir d’un seul coup le sapin décoré et les jouets, c’était comme de la magie. Roland Blais

 

Durant la seconde Guerre mondiale, restrictions obligent, le papier devient très mince et, parfois, il est remplacé par un bout de tissu récupéré : un linge vaisselle, un foulard… À la fin de la guerre, l’idée d’associer emballage et débrouillardise reste à la mode, et les marchands proposent une foule de produits pour stimuler la créativité. L’emballage des cadeaux devient une activité en soi, une façon d’exprimer sa personnalité. Des papiers de toutes sortes sont utilisés, et l’on récupère souvent les cartes de Noël de l’année précédente, ou d’autres images pour orner les paquets. Rubans, ‘’brillants’’, colle, papiers adhésifs sont offerts aux consommateurs, et même des petits collants en forme d’étoiles ou de père Noël. On trouve aussi des ornements miniatures en chenille, des clochettes dorées, etc. L’emballage devient un élément important; nouveau rituel précédant la fête, il est réservé aux mères et aux filles. L’activité en soi, ou les cadeaux artistiquement emballés sont d’ailleurs souvent le thème de couverture de magazines féminins. Ces derniers rappellent les normes du bon goût (voir le texte ci-dessous tiré de La revue populaire).

Durant les années 1960, les femmes occupent de plus en plus le marché du travail et elles ont moins de temps à consacrer à la préparation des cadeaux. Par ailleurs, la mode évolue, et les consommateurs donnent la préférence aux objets dont le design est à la fois simple, moderne, épuré et sophistiqué. L’emballage de ces années reflète donc cette évolution : on trouve des couleurs moins traditionnelles, comme le bleu et l’argent, et des textures lisses et brillantes. Des produits destinés à simplifier la tâche de l’emballage sont proposés aux acheteurs; c’est dans les années 1960 que les fameux ‘’choux’’ – les nœuds de ruban tout faits – deviennent très populaires, même si on les trouvait déjà au milieu des années 1950.

Ayez toujours à l’esprit ces trois conseils : visez la simplicité, n’utilisez jamais plus de trois couleurs, de préférence deux, et fixez le papier à mesure avec du ruban à colle. Ainsi, vous ne risquerez pas de gâcher l’aspect de vos cadeaux de Noël!

La revue populaire, décembre 1956

La fête de Noël au Québec vous propose une superbe rétrospective des Noëls québécois, de la Nouvelle-France à nos jours, en passant par l’époque victorienne. Pour la première fois, la fête est racontée dans ses aspects sacrés et profanes : la messe de minuit et l’enfant Jésus en cire côtoient le père Noël et les recettes des réveillons d’antan. Contes, traditions et légendes sont évoqués, en même temps que les Noëls émouvants de la Seconde Guerre mondiale ou de la crise. Découvrez les trésors des collectionneurs et des musées québécois qui révèlent une facette amusante des développements technologiques. Noël est une fête magique, dont la puissance symbolique et affective perdure depuis des siècles.

Source : Magasine Célébrons Noël.

 

Publié à l’origine sur le blog de Coeur en Fête : 11 Décembre 2012.

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